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Sciences et Technologies pour le Handicap

1960-2081
Publication abandonnée
 

 ARTICLE VOL 3/2 - 2009  - pp.127-128
TITRE
Éditorial

RÉSUMÉ
Lutter contre la perte auditive : une approche médico-technique La nature nous a pourvus de cinq sens, non indispensables à la vie, mais qui la rendent bien plus performante. La perte de l’audition, l’ouie, attend tout le monde et avec le vieillissement de la population ce créneau est un des enjeux du futur ; on estime que plus de six millions de personnes sont touchées en France et qu’elles doivent être appareillées ; le nombre d’aides auditives vendues, 400 000 par an dans notre pays actuellement, reflète cette évolution. La question qui est de savoir à quel âge on sera touché. N’oublions pas que la première thérapeutique est la prévention. Il faut se garder d’abord des intensités sonores dangereuses qui abiment trop tôt le capital auditif non renouvelable qui nous a été donné par la nature. Un autre aspect non négligeable est celui d’un enfant né sourd dans un milieu entendant. Il aura beaucoup de mal à trouver sa place et introduire une suppléance est une attitude légitime de la société qui l’entoure. L’implant cochléaire, posé actuellement à un millier d’exemplaires par an en France, est devenu indispensable. Les moyens mis à la disposition des spécialistes chargés de suppléer la surdité ont beaucoup évolué, surtout lors de ces dernières décennies. On a dépassé maintenant l’âge du cornet acoustique, représenté de façon humoristique par le professeur Tournesol portant à son oreille la pipe du capitaine Haddock. De même, l’amplificateur simple de Graham Bell, qui voulait communiquer avec son épouse malentendante, a vécu, même si le principe de base reste de rigueur. L’arrivée de l’âge des microprocesseurs a révolutionné les possibilités de suppléance et il faut savoir les utiliser « à bon escient ». La collaboration entre les médecins et les ingénieurs est un passage obligé car on ne peut pas bien corriger quelque chose que l’on ne connaît pas. Les spécialistes qui ont collaboré à ce numéro spécial abordent différents aspects de la correction auditive. La communication auditive fait partie « d’un jeu de scène » et il est plus facile de comprendre quelqu’un qu’on voit plutôt qu’un « haut-parleur ». Les stimulations acoustique et électrique peuvent être combinée mais « pas n’importe comment » et la recherche se développe dans ce domaine. Déterminer les possibilités auditives résiduelles d’une personne par des moyens objectifs (les potentiels évoqués et les réponses quasi-stationnaires font aussi partie de la panoplie de la correction). Enfin, pour cette approche, bien comprendre les cas de surdité qui sortent aussi des chemins balisés est important « si on ne veut pas laisser trop de personnes au bord de la route » et il faut aussi aborder les cas limites qui existent et qui méritent tout notre intérêt. La recherche progresse pour s’adapter à ces aspects, qui sont abordés dans ce numéro spécial sur la réhabilitation auditive. Conséquences fonctionnelles et physiopathologie Jusqu’à il y a une trentaine d’années, la question de l’origine physiopathologique d’une surdité neurosensorielle n’avait guère d’importance pratique car aucun remède n’existait (et aucun n’existe encore), et la prise en charge était à base d’appareillage amplificateur. Les appareils étaient essentiellement capables, en apportant un gain acoustique, de restaurer dans une certaine mesure l’audibilité des sons, mais les traitements de signal effectués étaient trop pauvres pour espérer apporter une intelligibilité correcte ou des performances dans le bruit intéressantes. De nombreuses distorsions perceptives persistaient donc chez le sujet sourd appareillé. La même question de l’origine de la surdité n’avait guère d’importance académique non plus car le fonctionnement du système auditif n’avait pas été décortiqué et on ignorait quelles étapes de traitement le son subissait dans la cochlée et les voies auditives. Le fait qu’une ou l’autre de ces étapes soit affectée passait donc inaperçu.

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